Sunday, February 24, 2013

Pendant ce temps...

Bonjour tout le monde, vous êtes toujours là ? Ouf. C'est vrai que je n'ai pas été très présente sur le blog ces dernières semaines mais ça y est, je suis de retour avec une grande envie de partager mes coups de cœur de ce début d'année avec vous.

Commençons par ma nouvelle émission de télé préférée, Norbert et Jean : Le défi !



Norbert Tarayre et Jean Imbert, ce sont les deux finalistes de la troisième saison de Top Chef. Aujourd'hui, les deux chefs s'invitent chez les Français (surtout des Franciliens, si vous voulez mon avis, mais c'est une autre histoire) pour relever leurs défis culinaires les plus incroyables : réaliser un menu de fête à moins de 5 euros par personne, un repas de fast food allégé ou faire manger aux enfants d'une cantine tous les ingrédients qu'ils boudent habituellement. Norbert et Jean relèvent chaque défi avec beaucoup d'inventivité et de bonne humeur (surtout Norbert, d'ailleurs, qui serait censuré au mois 10 fois par épisode s'il passait à la télé américaine). Je suis fan de ces jeunes chefs passionnés et créatifs qui distillent leurs astuces au fil des épisodes. J'ai particulièrement apprécié celui où nos deux chefs ont cuisiné un apéritif dinatoire à partir du contenu des placards d'une jeune de fille de 25 ans pour qui cuisiner pour ses amis est synonyme d'ouvrir trois paquets de chips et de découper des bâtonnets de carottes à la hache. Nos deux chefs ont relevé le défi avec brio en préparant, entre autres, des gambas panées dans la poudre de Curly, une tortilla de Pringles et une crème brûlée aux "barres chocolatées aux cacahouètes" (on aura tous reconnu des Snickers) qui ont remporté tous les suffrages auprès des invités. L'enthousiasme de ces chefs pour la cuisine est contagieux et je ne peux que vous encourager à regarder l'émission sur la chaîne 6ter en France, via le site M6 Replay ou l'application M6 Replay pour iPad partout ailleurs.



En attendant le printemps, j'ai également acheté la première saison de Downton Abbey pour savoir ENFIN de quoi tout monde parle. Je n'ai regardé que les trois premiers épisodes par manque de temps mais je suis déjà accro aux dialogues piquants ainsi qu'aux superbes costumes.

Pendant ma pause, j'ai aussi succombé à la folie des food boxes. Que dire, à force d'en entendre parler un peu partout, j'ai vraiment eu envie d'en découvrir moi aussi quelques-unes. D'un point de vue logistique, je fais livrer les boites chez mes parents en attendant une prochaine visite de ma sœur au mois d'avril (pourvu que tout rentre dans ses valises...).




J'ai d'abord craqué pour une édition limitée de la boîte Envouthé, la boîte Carpe Diem de la Maison Theodor que j'ai d'ailleurs découverte au passage. J'ai vraiment hâte d'avoir cette luxueuse boîte entre les mains et d'en découvrir l'élégant contenu. Si je vivais en France, je pense vraiment que je m'abonnerais à Envouthé pour leurs jolies boîtes et la large selection de leurs thés, notamment en vrac. Abonnement mensuel : 15,90 €.



Place ensuite à La Thé Box, une boîte également consacrée au vaste monde du thé et dont le contenu varie chaque mois autour d'un thème, Rock'n Roll en janvier, Saint Valentin (of course) en février. A en croire ce que j'ai vu, il s'agit de jolies boîtes pleines de poésie, remplies de thés en sachets et de petites gourmandises à déguster à l'heure du goûter. J'ai offert celle de janvier à ma sœur en espérant qu'elle ne rechigne pas de glisser la suivante dans ses bagages. Abonnement mensuel : 15,50 €.




La Foodiscover, c'est Stéphanie qui m'a donne envie de me l'offrir.
C’est THE boîte à offrir pour foodista convaincue : des produits pointus et de qualité, souvent des découvertes, et pas mal de pistes pour en tirer le meilleur parti en cuisine grâce aux conseils inclus dans la box.
Il me tarde de mettre la main sur celle du mois de janvier dont le contenu a entièrement été selectionné par le chef pâtissier Claire Heitzler. On y trouve, entre autres, un moule à madeleines en silicone, deux tablettes de chocolat Valrhona, un pot de pâte de pistache et un livre de recettes. Abonnement mensuel : 27,90€.

Moralité, j'attends ma sœur de pied ferme et, en attendant ma prochaine recette (des muffins !), je vous propose un coup d'œil sur la couverture du prochain numéro de Kinfolk qui me ferait presque pardonner le monopole des hommes à barbe et chemise de trappeur dans les pages du magazine.


Et vous alors, qu'avez vous découvert de beau en ce début d'année ?

Sunday, January 20, 2013

Gaufres à la farine d'épeautre



L'hiver, en Pennsylvanie, c'est du sérieux. Certes, on est loin des températures glaciales du Michigan ou des paysages apocalyptiques du Minnesota, n'empêche que lorsque je compare mes hivers ici à ceux que j'ai vécus dans la région parisienne, j'ai envie de rire. Après tout, c'est en Pennsylvanie que j'ai découvert l'art de conduire sur la neige (je n'oublie pas ma première pirouette en voiture sur une route heureusement déserte) et celui de se vêtir pour la saison (un long manteau garni de duvet, sinon rien). C'est ici que j'ai découvert le silence qui reigne dans un igloo et c'est toujours ici que j'ai compris les avantages qu'offrait le télétravail pour une entreprise pendant un blizzard.

Par chance, nous semblons avoir un hiver plutôt clément cette année, ce qui, pour l'instant, m'empêche d'aller compter les jours jusqu'au 21 mars. Avec les années, j'ai pourtant appris à apprécier la neige que j'accueille avec encore plus de plaisir lorsqu'elle se présente un dimanche matin. Je me régale alors de la lumière qui envahit la salle à manger et, s'il y a des gaufres à ma table de petit déjeuner, je me croirais presque dans une pub Ricoré.

En parlant de gaufres, voici une jolie recette que j'ai bidouillée avec de la farine d'épeautre (spelt flour) et du lait ribot (buttermilk). De toutes les farines complètes que j'ai testées, celle d'épeautre est de loin ma préférée : plus légère et moins amère que la farine de blé complète, je suis fan de son petit goût de noisette qui n'a besoin qu'un petit peu de miel pour finir de séduire les papilles de Jonathan. J'en élimine quasi totalement l'amertume en la trempant une nuit dans le lait ribot. Le lendemain matin, à vous le plaisir de mordre dans des gaufres croustillantes à l'extérieur et moelleuses à l'intérieur. Avec une tasse de café au lait devant un paysage enneigé, c'est le bonheur assuré.

Gaufres à la farine d'épeautre

Ingrédients pour 12 gaufres
250 g de farine d'épeautre (spelt)
450 mL de lait ribot
2 œufs
55 g de beurre fondu
3 cuillères à soupe de miel liquide
2 cuillères à café de levure chimique
1/2 cuillère à café de bicarbonate de sodium
1 pincée de sel
Préparation

La veille, mélanger la farine d'épeautre et le lait ribot dans un grand bol, couvrir et laisser reposer une nuit à température ambiante.

Le lendemain, ajouter les œufs, le beurre fondu et le miel liquide, puis la levure, le bicarbonate de sodium et le sel, en mélangeant bien après chaque ajout. Quand l'appareil est homogène, transférer dans un moule à gaufre préchauffé et bien huilé et laisser cuire jusqu'à ce qu'il n'y ait presque plus de vapeur qui s'échappe du moule. Répéter jusqu'à épuisement de l'appareil. Servir avec du sirop d'érable tiède, un peu de sucre glace ou une compotée de fuits.

Qu'on se le dise

Aux Etats-Unis, vous trouverez la farine d'épeautre au rayon bio de votre supermarché (marques Bob's Red Mill ou Arrowhead Mills).

Les gaufres sont bien meilleures chaudes mais, si vous souhaitez les déguster avec vos invités, laissez-les reposer sur une grille sans les empiler, ce qui les ramollirait. Vous pourrez réchauffer les gaufres quelques secondes dans le moule à gaufre encore chaud avant de les servir. Une fois refroidies, elles se conservent très bien au congélateur. Pour leur redonner du pep's, réchauffez les quelques minutes dans un mini four.

Tuesday, January 1, 2013

Scones au citron et gingembre confit



Bonjour et bonne année ! J'espère que vous avez passé de bonnes fêtes de fin d'année, que le Père Noël vous a gâtés et que les bougies de Hanoukah vous ont éblouis. Je vous souhaite à présent une fabuleuse année 2013, riche en nouvelles saveurs et en découvertes : profitez de chaque jour pour bousculez vos habitudes ! Cette année, attaquez-vous donc à une nouvelle recette, commandez un autre plat au restaurant, celui où le serveur connait votre nom, ou bien encore, soyons fous, apprenez à jouer d'un instrument de musique. Je sais comme il est facile de s'enliser dans une routine mais, croyez-moi, il n'est jamais trop tard pour se réinventer.

De mon côté, j'aimerais apprendre à lacher prise, à ne pas tout prendre tant au sérieux et à arrêter, par exemple, de culpabiliser lorsque je décide de regarder Absolument Stars au lieu de passer l'aspirateur. En attendant, j'espère continuer de me faire surprendre, que ce soit par une curieuse combinaison de saveurs (le houmous au chocolat, c'est bien meilleur qu'on ne le croit) ou par la découverte d'une recette fétiche, comme celle des scones au citron de Talula's Table.

Talula's Table, je vous en avais parlé, c'est cet établissement hybride, un café et une épicerie fine en journée et un restaurant très en vue en soirée (les réservations se font exactement un an en avance). Le week-end, je vais y retrouver ma voisine autour d'une tasse de café et d'une de leurs pâtisseries en promenant mon regard sur ce tableau de Bo Bartlett. Leurs cookies aux pépites de chocolat sont fameux et leurs scones au citron et gingembre sont excellents, dorés, tendres et un peu friables. Grâce au magazine Food & Wine qui vient d'en publier la recette, je suis ravie de pouvoir les préparer chez moi et d'avoir une raison supplémentaire de découvrir une nouvelle pâtisserie à émietter le dimanche au-dessus de mon café.

Les scones au citron et gingembre confit de Talula's Table (Food & Wine, Janvier 2013)

Ingrédients
290 g (2 1/4 cups) de farine
55 g (1/4 cup) de sucre
1 cuillère à soupe de levure chimique
2 cuillères à café de zeste de citron finement râpé soit le zeste de 2 citrons
1/2 cuillère à café de sel
360 mL (1 1/2 cups) de crème liquide heavy cream
2 cuillères à soupe de jus de citron soit le jus d'un demi-citron
50 g (1/4 cup) de gingembre confit finement hâché
Préparation

Préchauffer le four à 190°C (375°F) et recouvrir une plaque de cuisson d'une feuille de papier sulfurisé ou d'un tapis en silicone. Dans une jatte, mélanger la farine, le sucre, la levure chimique, le zeste de citron et le sel. Incorporer la crème et les 2 cuillères à soupe de jus de citron avec une cuillère en bois et le gingembre confit en morceaux à l'aide d'une spatule.

Transférer le mélange sur un plan de travail légèrement fariné et pétrir doucement jusqu'à obtenir une pâte homogène. Former un disque de pâte de 23 cm de diamètre et 1,3 cm d'épaisseur. Couper la pâte en 8 triangles et transférer sur la plaque de cuisson en espaçant de 2 cm. Enfourner 20 à 25 minutes ou jusqu'à ce que la surface des scones soit ferme, qu'ils soient légèrement dorés dessous et encore pâles dessus. Laisser tiédir 5 minutes puis transférer sur une grille pour laisser complètement refroidir.

Qu'on se le dise

Et non, il n'y a pas de beurre dans ces scones !

La recette originale suggère de napper les scones de glaçage au sucre, une étape que j'ai omise car je trouve les scones assez sucrés tels.

Friday, November 23, 2012

Salade de poulet au curry




Ma maman n'avait pas prévu de me rendre visite cette année. Fin août, c'est mon air fatigué retransmis via Skype qui aurait convaincu mon père de lui offrir un aller-retour pour Philadelphie (merci Skype). Le mois dernier, j'ai donc changé les draps du lit de la chambre bleue et passé l'aspirateur au rez-de-chaussée. J'ai demandé à Jonathan de faire rôtir un poulet et j'ai filé à l'aéroport.

Au cours de ces six dernières semaines, ma maman a rencontré mes collègues américains et ma voisine péruvienne, elle a mangé des sushis, un hamburger et des tamales et elle a bu plein de café. Mon amie Teresa l'a invitée voir le Fantôme de l'Opéra à Broadway et je lui ai fait goûter les macarons new-yorkais de Ladurée. Pour la première fois depuis plus de dix ans, nous avons même célébré ensemble mon anniversaire ; elle m'a offert une très jolie paire de boucles d'oreilles. Elle a cousu le déguisement de Halloween de ma fille et a survécu à l'ouragan Sandy. Elle était là lorsque la nounou est tombée malade et quand Obama a été réélu. Elle était là aussi pour le festin de Thanksgiving.

A la maison, ma maman a goûté à mes macarons et mes pancakes, à mes gaufres et à mes soupes. Elle a aimé la soupe de farro à la butternut et à la pomme mais a boudé la soupe de pommes de terre aux champignons ("tu as aimé, Estelle ?"). Lorsque ma maman aime ce qu'elle mange, elle commence à poser plein de questions. Ai-je fait rôtir mes ingrédients ? Quelle épice ai-je mis dans cette salade ? Y a t'il de la sauce de soja ? Elle m'a beaucoup interrogée sur cette salade de poulet au curry, en voici donc la recette.

Salade de poulet au curry

Ingrédients pour 4 personnes
2 escalopes de poulet avec la peau et les os
2 branches de céleri coupé en tronçons
1 pomme croquante et acidulée de type Gala coupée en dés
60 mL de mayonnaise
40 mL de yaourt
2 à 3 cuillères à café de curry
2 cuillères à café de citron ou de citron vert
2 à 3 poignées de noix de cajou concassées (facultatif)
Sel, poivre
Préparation

Saler et poivrer la surface du poulet. Transférer dans un plat à gratin et enfourner 30 à 45 minutes à 180°C ou jusqu'à ce que la peau soit croustillante et dorée. Retirer du four et laisser refroidir. Pendant ce temps, dans un petit bol, mélanger la mayonnaise, le yaourt, le curry et le jus de citron ou de citron vert. Réserver.

Lorsque le poulet a refroidi, effiler la chair à la main (on peut aussi découper le poulet au couteau mais je trouve que la salade perd alors son côté rustique). Mettre le poulet dans un grand bol avec le céleri et la pomme. Verser le mélange à base de mayonnaise et mélanger. On peut servir la salade aussitôt mais je la trouve meilleure après une heure au réfrigérateur. Saupoudrer de noix de cajou avant de déguster.

Qu'on se le dise

On peut aussi utiliser les restes d'un poulet rôti à la place des escalopes.

Monday, November 5, 2012

Envie de Livres, Automne 2012



Il y a d'abord les jolies nouveautés :

La vérité sur l'Affaire Harry Quebert de Joël Dicker
La nuit a dévoré le monde de Pit Agarmen
Une partie de chasse d'Agnès Desarthe
L'amour sans le faire de de Serge Joncour

Et puis les titres que vous m'avez conseillés :

La mer Noire de Kéthévane Davrichewy
Le coeur cousu de Carole Martinez

Pour finir sur les livres à croquer :

Tender at the Bone: Growing Up at the Table de Ruth Reichl
Little Flower: Recipes from the Cafe de Christine Moore
Bouchon Bakery de Thomas Keller
Jerusalem: A Cookbook de Yotam Ottolenghi et Sami Tamimi

Et vous, de quels livres avez-vous envie ?

Monday, October 29, 2012

Halloween Bake-Off



Chaque année depuis plusieurs années, mon entreprise organise une fête à l'occasion de Halloween. C'est une célébration que nous portons très à cœur puisqu'elle est ouverte à nos enfants. Ils découvrent alors notre espace de travail relooké pour l'occasion et, entre les toiles d'araignée synthétiques et les fantômes en peluche, ils sont invités à piocher dans des seaux remplis de friandises. Lorsque leurs sacs sont remplis de bonbons et de chocolats, ils participent alors à une parade en plein air. Pendant ce temps, leurs parents discutent autour d'un gobelet de café ou de chocolat chaud et, pour la première fois cette année, de gourmandises maison à l'occasion d'un bake-off, une compétition de pâtisserie.

 

Il s'agissait du deuxième bake-off auquel je participais. L'an passé, j'avais préparé la bûche aux marrons de Pascale à l'occasion de la Christmas Party de mon travail et, malgré quelques soucis au niveau de l'exécution (ma bûche ressemblait à un camion), j'étais arrivée deuxième ex-aequo. Le gagnant, Nick, un passioné de cuisine qui prépare chaque année le festin de Thanksgiving pour toute sa famille, avait remporté la compétition grâce à ses cannoli sandwich cookies. Composés de deux cookies au chocolat garnis d'une crème à base de mascarpone et de pistaches concassées, ils étaient, je devais bien l'admettre, terriblement gourmands.

Le lendemain, Nick était venu prendre des mes nouvelles, il voulait savoir si ça n'avait pas été trop dur de perdre. Je lui avais répondu dignement que j'avais tourné la page, moi, et que je préparais ma revanche. Il a ri. Son assurance m'avait agacée, je savais qu'il n'avait jamais perdu à une telle compétition au travail mais je voulais lui montrer que moi aussi je savais aussi me débrouiller aux fourneaux.



Au mois d'avril, je l'ai donc invité à un brunch à la maison pour tenter de l'impressionner. J'avais préparé des œufs cocotte sur une fondue de poireaux parfaitement assaisonnée, des pommes de terre au four croustillantes ainsi que des gaufres liégeoises moelleuses et caramélisées. Je lui ai demandé s'il craignait désormais que je gagne la prochaine compétion de pâtisserie et vous savez ce qu'il m'a répondu ? Que je lui avais simplement montré que je savais préparer un brunch (aïe).



Go big or go home ai-je pensé lorsque l'annonce du bake-off de Halloween est tombée : j'allais faire des macarons. Je me suis donné tous les moyens de réussir : la veille du concours, j'ai demandé à ma maman, en visite aux Etats-Unis, de me dessiner des gabarits à partir de ceux fournis dans ce livre. Pour les coques, j'ai utilisé la recette de Strawberry Bakery, une valeur sûre, en lui ajoutant un temps de repos. Pour la cuisson, j'ai utilisé le mode convection de mon four selon les conseils de ce livre. Pour la garniture, enfin, j'ai préparé une crème au beurre aux marrons, histoire de rester dans le thème automnal, que j'ai très légèrement parfumée au café.

7 blancs d'œufs, 200 g de beurre, deux poches à douille et trois heures de travail plus tard, ma mission était accomplie. 

Epuisée mais satisfaite, je suis allée me coucher.



Le jour de la fête est arrivé. J'ai déposé mes macarons à la table destinée à cet effet. Les whoopie pies à la citrouille de Nick étaient déjà là. La main tremblante, j'ai noté le nom de ma contribution sur un morceau de carton : Chestnut & Coffee Macarons. Les dés étaient jetés.

 

Je ne vais pas mentir, j'ai demandé à mes amis de voter pour moi. Je ne suis pas allée contrôler leurs votes (mon esprit de compétition a ses limites) mais une chose est sûre, lorsqu'on a annoncé le nom de la pâtisserie gagnante, c'est bien le mot macaroon que j'ai entendu. J'ai gagné un bon d'achat de 25$ valable chez Wegman's mais, surtout, la satisfaction d'avoir remporté une compétition de pâtisserie contre Nick.

Le soir, fatiguée, j'expliquais à Jonathan que je ne prendrais pas la prochaine compétition tant au sérieux. J'avais prouvé à Nick que j'étais un adversaire à sa hauteur et cela me suffisait. En arrivant pourtant au travail le lendemain, j'ai trouvé un message de Nick dans ma boîte mail dans lequel il commentait un message identifiant les gagnants des quatre concours organisés la veille.
I see Estelle’s name next to the bake-off. I’ve never seen that before! :)
Ma vengeance sera terrible.

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